Aujourd’hui, l’économie circulaire est mise en avant dans les discours politiques et économiques. Ces paroles restent cependant éloignées des actions concrètes. Recycler ne suffit pas si la quantité de déchets continue d’augmenter.
Le véritable enjeu est de s’attaquer à la source de production des déchets, c’est-à-dire dès la conception et la fabrication des produits. Tant que les entreprises produisent en masse des biens à usage unique, sur-emballés et peu durables, le recyclage ne fera que gérer les conséquences du problème.
Réduire les déchets à la source implique :
- Produire moins, mais mieux
- Concevoir des produits durables, réparables et réutilisables
- Limiter les emballages inutiles
- Responsabiliser les producteurs sur la fin de vie des produits
Il ne s’agit donc pas seulement de mieux trier, mais de changer en profondeur les modes de production et de consommation. Sans cette transformation, l’économie circulaire restera un concept théorique plutôt qu’une solution efficace.
Présentée comme une solution écologique, le développement de l ’économie circulaire repose largement sur l’argent public: Subventions, aides financières et investissements des collectivités sont mobilisés pour soutenir ces projets: Ecopôle.
Le problème est que cet argent public sert davantage à accompagner des discours qu’à provoquer un réel changement. Des entreprises bénéficient d’aides pour recycler ou valoriser les déchets, alors que la production excessive de déchets n’est pas remise en question.
Certaines activités de l’économie circulaire ne sont pas rentables sans subventions. Cela pose la question de l’efficacité de l’utilisation de l’argent public :
Plutôt que de subventionner en permanence le recyclage, l’argent public pourrait être utilisé pour :
- Contraindre les producteurs à réduire les déchets à la source
- Encourager l’éco-conception et la durabilité des produits
- Soutenir la réparation, le réemploi et la réduction des emballages
- Sanctionner les pratiques polluantes plutôt que les compenser
L’argent public ne doit pas servir à corriger les excès d’un système qui produit trop de déchets, mais à transformer en profondeur les modes de production. Sans cette exigence, l’économie circulaire risque de devenir un coût permanent pour la collectivité plutôt qu’un véritable progrès environnemental.