Quelques chiffres pour un projet à 19000 tonnes par an.

Pour une unité de 19 000 tonnes d’intrants par an, on peut faire des estimations raisonnables. Les chiffres exacts dépendent du mélange de matières (lisiers, fumiers, résidus de cultures, biodéchets, etc.), mais voici un ordre de grandeur.

1. Circulation des véhicules

19 000 tonnes/an représentent environ 52 tonnes par jour en moyenne sur l’année.

En pratique, l’activité est saisonnière. Si les apports sont concentrés sur environ 250 jours ouvrés, cela correspond à environ 76 tonnes par jour.

Selon les véhicules utilisés :

  • avec des camions de 25 tonnes : 3 à 4 arrivées par jour, auxquelles s’ajoutent les départs, soit 6 à 8 passages ;
  • avec des bennes agricoles de 12 à 15 tonnes : 5 à 7 véhicules entrants, soit 10 à 14 passages quotidiens.

Pendant les périodes de récolte des cultures intermédiaires (CIVE) ou d’épandage du digestat, le trafic peut être nettement plus élevé pendant quelques semaines.

2. Production de digestat

Une unité de cette taille produit généralement 16 000 à 18 000 tonnes de digestat par an, puisque la majeure partie de la matière ressort sous forme de digestat après production du biogaz. Des projets comparables indiquent environ 18 000 tonnes de digestat pour 21 000 tonnes d’intrants.

Cela implique :

  • un stockage réglementaire ;
  • un plan d’épandage sur des terres agricoles ;
  • des transports supplémentaires au moment des épandages.

3. Surface agricole nécessaire

Selon les besoins agronomiques des cultures et la composition du digestat, il faut souvent plusieurs centaines d’hectares pour l’épandre dans le respect des plafonds réglementaires en azote. L’étude d’impact du projet doit préciser les parcelles concernées.

4. Odeurs

Les périodes les plus sensibles sont :

  • la réception des intrants ;
  • le stockage de certaines matières ;
  • les opérations d’épandage.

Une installation bien exploitée limite ces nuisances grâce à des bâtiments fermés, une gestion rapide des matières et des équipements adaptés. À l’inverse, une mauvaise exploitation peut entraîner des plaintes des riverains.

5. Ce qu’il faut vérifier pour le projet de Venoy

Pour savoir si le projet présente un risque particulier, il est utile d’examiner :

  • la distance jusqu’aux premières habitations ;
  • les routes empruntées par les tracteurs et camions ;
  • la proximité d’un cours d’eau ou d’un captage d’eau potable ;
  • les parcelles prévues pour l’épandage du digestat ;
  • les horaires de circulation.

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